RAYMOND VOINQUEL
Il naît Place Demenemeix le 11 janvier 1912.
Un appareil de West Pocket Kodak lui est offert pour sa communion, facteur déclenchant, semble-t-il, de cette passion qu'il nourrira pour la photographie.
Il quitte Fraize pour rejoindre la capitale à 15 ans.
A cette époque, Raymond Voinquel, dont l'idole n'est autre que Rudolph Valentino, porte beaucoup d'intéret au cinéma.
Ayant obtenu un role de figurant dans un film, il rencontre le photographe cinématographique Roger Foster.
De 1931 à 1977, il photographie 136 films au sein du studio Harcourt et dans son propre studio. Photographe de plateau, il travaille avec les plus grands réalisateurs : Gance, Allegret, Guitry, Cocteau, Carne, Vadim...
Il effectue de nombreux portraits, parmi lesquels ceux de Jean Marais (un de ses meilleurs amis), Arletty, Raimu, Hitchcock, Edith Piaf, Gérard Philippe, Alain Delon, Jean Gabin, Edwige Feuillère. Ses sujets se détachent de l'image avec une luminosité plus que réelle.
Jouant de l'ombre et de la lumière avec une grande subtilité et se référant à la sculpture, il obtient le surnom de "Prince de la Lumière".
Il fait également une incursion remarquée dans la photographie de mode mais il reste fasciné par la beauté du corps masculin. Précurseur des nus en ce domaine, il cache ses oeuvres jusqu'en 1970 par peur d'une réaction morale.
Refusant de travailler la couleur, il stoppe son oeuvre avec l'apparition de celle-ci.
Il se retire dans son studio de Cannes, au milieu de ses photographies cinématographiques, en 1988.
Il s'éteint à Paris le 15 juillet 1994.
Ses oeuvres deviennent alors propriété de l'Etat et leur conservation et diffusion sont désormais confiées à la mission du patrimoine cinématographique.
Une exposition rétrospective a eu lieu à Fraize du 19 septembre au 4 octobre 1998.
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